Dimanche 17 janvier 2010
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Je profite de ce dimanche soir pour vous donner quelques nouvelles de Vienne, Vienne que je m'apprête à quitter dans deux semaines puisque j'ai choisi de rentrer à Maastricht pour finir mes études.
Un choix, pour pleins de raisons, un choix que je tente de remettre en questions chaque jour mais que j'apprends aussi à assumer. Non pas que je sois malheureuse à l'idée de rentrer à Maastricht,
je suis un peu malheureuse à l'idée de quitter Vienne. Voyez-vous, il est facile de regretter ce que l'on connait, difficile d'anticiper calmement l'avenir. Ou alors on appelle cela l'optimisme,
c'est important ça, mais souvent noyé par la peur.
Voilà, je vais donc intituler ce blog Soph'in Maas, ou quelque chose dans ce goût là. Surtout, je n'ai jamais écrit depuis Maastricht pour donner quelques nouvelles comme ici, ce serait l'occasion
de débuter. Il y a des choses intéressantes à Maastricht, les gens, la vie, la culture, et les alentours avec la Belgique, Bruxelles, Liège et son marché, Amsterdam et ses canaux, peut-être
qu'enfin je vais aller voir Delft et Utrecht, et surtout apprendre le Néerlandais.
Je compte cependant sur mes amis pour entretenir mon allemand, ce serait dommage de perdre ce que j'ai acquis ici - je vais donc lire Glamour non plus en français mais en deutsch, voilà la
solution!
Trêve de plaisanteries, j'avais besoin de faire une pause de Maastricht mais je suis ravie de retrouver mes amis, les cafés, le vélo, la Meuse, le footing, la pluie (moins) et les tartes à la
cerise avec petits croisillons sur le dessus. Oh, et les Koekjes avec le café, que même quà Paris ce sont des radins de ne pas filer un petit biscuit avec l'expresso.
Bon, mais je n'y suis pas encore, là je suis à Vienne pour encore 10 jours et la pression monte, les examens arrivent, on commence à faire des groupes de travail (et de motivation) et à imaginer
des plans B pour survivre. J'ai pensé à blackmailer un de mes profs, invité pour 6 mois à Vienne et normalement enseignant à Paris 3 et qui a la particularité d'être ... mon voisin à Paris. Pas
d'affolement, je ne le ferai pas mais avouez que la "coïncidence" mérite qu'on y pense!
Étudier ne veut cependant pas dire disparaître sous le travail, du moins je commence à réaliser que j'ai besoin d'air frais, de sommeil, de nourriture, enfin de vivre quoi, même en de telles
périodes. Surtout qu'imaginez le stress intense: en plus des exams, il faut assister aux dernières soirées, voir les gens, les expos pas vues, aller tester cafés, cinés, imaginer qu'on va prendre
un billet pour aller voir les villes alentours que l'on s'était promis de visiter, enfin la situation te-rri-bleuh!
Non, j'ai commencé à accepter que je ne ferai pas tout ici, que j'ai déjà fait beaucoup, que la vie est ce qu'elle est et blablabla, des trucs à la Sophie quoi, et surtout à simplement apprécier
ces deux semaines sans pleurer comme une madeleine "parce que je vais partir et". Non, je vous avouerai que là, à l'heure actuelle, je serai aussi ravie de revenir dans 10 jours auprès de mes amis
et de reprendre les études dans une structure certes stricte mais claire.
Surtout que j'ai réussi à obtenir d'étudier la littérature et l'histoire (et le néerlandais) au lieu de faire du droit avec une prof réputée pour être un dragon - ravie la Sophie. Et surtout que
j'ai aussi découvert que la 3ème semaine de février, c'est carnaval à Maastricht, et qui dit Carnaval dit vacances! Re-ravie.
D'ailleurs, si certains d'entre vous veulent voir un moment de grande débauche dans une ville par ailleurs très chic, viendez viendez en Maastricht voir des lapins aux yeux vitreux et des fleurs
titubantes, boire des bières en chantant et dansant. J'y ai assisté l'année dernière, je dis bien assisté, et je pense qu'il faut y participer pour tout comprendre, parce que voir simplement les
gens célébrer carnaval est très très perturbant. Mais j'y reviendrai.
Sur ce, je m'en retourne dormir euh travailler pardon et je n'exclue pas un petit article de pause entre deux séances intenses de travail, je répète, intenses, ne mettez pas cela en doute (j'avoue
tout de même que par rapport à Maastricht, ici, c'est de la gnognote niveau révision et stress, et par rapport à des étudiants normaux, les Erasmus ont la vie très facile. J'envisage de sortir
l'arme fatale de l'accent-à-couper-au-couteau pour mon oral de philo le 26, histoire d'obtenir une dispense et une note directement - mais non ce n'est pas de la triche c'est de la débrouille,
nuance).